Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation

Morialmé

  • en 1086 Morealmes,
  • 1147 Morelmes,
  • 1186 Moreilmeis, du latin Morelli Mansus (manse, métairie de Morellus)
  • Morialmétois ; épithète : Cousses  (cousins)
  • sol, de calcaire et schiste, vallonné entre 200 à 275 m d’altitude; en sous-sol : argile et anciennes mines de fer
  • 1297 ha ; 1573 habitants
  • Axes routiers : N522 Rouillon-Fraire; N375 Florennes-Charleroi-Châtelet ; bus : Florennes- Charleroi ou Châtelet; Florennes-Walcourt.


HISTOIRE

A l’époque romaine, la chaussée Bavay-Trêves traversait Morialmé. En 1870, découverte d’un trésor de pièces romaines, à l’effigie des empereurs (Domitien, 1er siècle et Gordien III, 3e siècle) et en 1980, d’un cimetière gallo-romain d’une vingtaine de tombes, avec mobilier funéraire, mis à jour au lieu-dit « le Douaire ». Au Moyen-Âge, Morialmé devient le siège d’une importante seigneurie relevant de la Principauté de Liège dont Durant, premier prince-évêque, cité en 1021, était d’origine morialmétoise. Arnoul de Rumigny-Florennes fut en 1086 le premier seigneur de Morialmé.  La terre appartiendra successivement aux Condé, aux Mérode et finalement aux Bryas qui y l’occupèrent de 1650 jusqu’à la Révolution française. Sur le site de Fraire-la-Petite, village disparu au début du 15e siècle est située, isolée en pleine campagne, la Chapelle Saint-Pierre. L’existence de cette chapelle est à mettre en parallèle avec l’histoire de l’extraction et du travail du fer dans la région. La charte des minières dite « de Morialmé » date de 1384, fameux document d’avant-garde pour la défense des droits des ouvriers. Parmi les 5 jurés signataires du document, 4 demeuraient à Fraire-la-Petite. La chapelle constitue pour les habitants de la région un important lieu de pèlerinage à saint Pierre.


À VOIR

Eglise Saint-Martin, édifice éclectique en brique et en pierre bleue, fut reconstruit en 1910 sur le plan de l’église de 1860, incendiée en 1909. Celui-ci contient : un Christ en croix en bois (16e siècle), des grandes orgues réalisées par Salomon Van Bever en 1911, un carillon de 16 cloches fondues chez Slegers à Tellin en 1956 et une série de vitraux d’art retraçant la vie de saint Pierre et la vie de saint Martin et depuis 1883, le sanctuaire de saint Stamp, vénéré par et pour les personnes affligées par la goutte ou qui ont des difficultés de locomotion. Le Château de Morialmé comprend deux parties; la partie centrale est édifiée par Charles de Bryas fin du 17e siècle. Il s’agit d’un important corps d’habitation formé par un long volume de dix travées, dont les deux niveaux en brique posent sur un soubassement biseauté en pierre tandis que les deux ailes latérales de style classique ont été accolées en H aux extrémités du logis. La salle d’armes abrite un exceptionnel décor de stucs en relief représentant des trophées militaires ainsi que des motifs végétaux et floraux. Au centre du mur frontal auquel s’adosse la conciergerie, se trouve un porche monumental à la toiture ne bulbe aplati. Le tympan renferme les armes des comtes de Bryas en pierre de sable. Le château et alentours furent classés le 21/12/1979. Des chapelles, potales et croix d’occis parsèment le territoire de Morialmé dont la borne-potale « Vieille-Sainte-Barbe »  où la sainte statue  est abritée dans une niche gothique en pierre bleue (16e siècle) dont le monument et le site sont classés ; une « Rouge-croix », croix gothique (16e siècle) en fonte aux bras polygonaux fleurdelysés. La Chapelle Saint-Pierre, petit édifice néo-classique, précédé d’un portique et restauré en 1861.


CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS

  • dimanche 29 juin ou le dimanche suivant le 29 juin: marche Saint Pierre
  • le samedi de la Laetere : grand feu