Dératisation / lutte contre les nuisibles
Dératisation
Votre commune vous aide à vous débarrasser des rats (rat d'égout et rat noir) via :
- Une Campagne de dératisation organisée chaque année au printemps.
- Les inscriptions se font via l'E-guichet.
- La vente de produit raticide dans votre Administration Communale toute l'année au guichet du Service Population.
De l'importance d'une dératisation bien ciblée et bien appliquée
Recommandations de mesures de réduction des risques dus à l'utilisation des pesticides/biocides
Programme fédéral pour la réduction des pesticides et des biocides
Groupe de travail sur les rodenticides
Extraits du rapport final (2006)
La prolificité des rongeurs et la quasi absence de prédateurs naturels pour certains d'entre eux, imposent une dératisation active et continue, utilisant des poisons. Pour des raisons d'efficacité, mais surtout de sécurité pour l'Homme, seuls les anticoagulants sont autorisés en Belgique.
Au total, la lutte contre les rongeurs en Belgique consommerait actuellement à peine 100 kg de substance active par an. Ces produits ne posent donc évidemment aucun problème de pollution des sols ou des eaux. D'après les informations des dernières années, il apparaît que l'impact de ces produits sur la santé humaine est quasi inexistant. Par contre, chaque année, des chiens meurent d'hémorragies suite à la consommation d'appâts rodenticides.
La lutte contre les rongeurs demande d'autant plus de rodenticides - et comporte donc d'autant plus de risques - que les rongeurs sont abondants : plus la dératisation est efficace et complète, moins il y a besoin de rodenticides.
Comme les techniques de piégeage, l'utilisation de rodenticides entraîne inévitablement de la souffrance chez les animaux intoxiqués. Une dératisation efficace permettant d'éviter l'augmentation des niveaux de populations constitue le seul moyen pratique de limiter la souffrance des rongeurs combattus.
Dans la nature, la grande prolificité des rongeurs est compensée, d'une part par la disponibilité limitée et la dispersion des ressources et, d'autre part par la pression des prédateurs. En milieu agricole, mais plus encore en milieu urbain, ces facteurs de limitation sont réduits, voire absents.
Exposition humaine aux rodenticides une fois appliqués
L'application sans précaution de rodenticides dans les maisons d'habitation et à leurs abords (par exemple : une soucoupe remplie d'appâts déposée sous un radiateur) présente des risques pour l'Homme, en particulier les jeunes enfants (2-4 ans)
Exposition des animaux domestiques aux rodenticides
Les chiens et, dans une moindre mesure, les chats et volailles sont exposés aux produits appliqués sans précaution, que ce soit à l'intérieur des habitations ou à l'extérieur.
Exposition des animaux sauvages
Les animaux sauvages peuvent être exposés, soit directement par consommation d'appâts, soit indirectement par consommation de rongeurs intoxiqués. Le risque d'intoxication primaire concerne principalement les oiseaux granivores (appâts présentés sous forme de céréales, appliqués sans précaution à l'extérieur).
L'intoxication secondaire concerne les prédateurs ou les charognards (oiseaux, mammifères). D'une manière ou d'une autre, les moyens de lutte curative contre les rongeurs comportent des risques pour la faune sauvage. Pour les réduire, le point essentiel est d'agir préventivement, en maintenant aussi bas que possible les niveaux de population des rongeurs. tout ce qui contribue à développer une bonne détection des infestations de rongeurs, une bonne utilisation des moyens de lutte à l'amélioration de l'efficacité de ces derniers, participe à la réduction globale des risques pour la faune.
Souffrance animale
L'utilisation de rodenticides entraîne des souffrances chez les rongeurs intoxiqués. Cet impact est réel et mérite d'être pris en compte, même si l'opinion publique ne semble pas encore s'en émouvoir. Cette indifférence de l'opinion à la souffrance des rongeurs nuisibles peut paraître contradictoire avec le souci grandissant pour le bienêtre animal qui mobilise de plus en plus de monde contre diverses formes de maltraitance des animaux. Même si aujourd'hui, la société ne demande pas encore explicitement que l'on s'en préoccupe, l'impact des rodenticides en termes de souffrance des rongeurs combattus ne peut pas être ignoré.
Les seuls réactions du public par rapport à la souffrance des rongeurs nuisibles concerne l'utilisation de pièges. Le stress prolongé dans lequel les pièges à colle laissent les rongeurs est tangible, les rongeurs souffrant "au grand jour". Pour la même raisons, les pièges mécaniques, les nasses, etc... Suscitent également des réactions, chacun pouvant imaginer la souffrance entraînée par l'animal capturé. En revanche, la souffrance des rongeurs intoxiqués par des anticoagulants est peu visible et moins facile à appréhender. Si une partie des intoxications se traduisent par des hémorragies intestinales indolores, d'autres provoquent des hémorragies pulmonaires et entraînent une agonie stressante par insuffisance respiratoire. Enfin, certaines hémorragies musculaires ou articulaires notamment, peuvent être douloureuses.
Rats, mulots, rongeurs, comment s’y retrouver ?
Le rat d’égout ou rat brun ou encore surmulot (Rattus norvegicus) est un rongeur trapu. Il a un corps long d'environ 25 cm et une queue d'à peu près la même taille. Adulte, il pèse environ 350 g. Il est donc plus grand et plus lourd que son proche parent le rat noir.
Le surmulot est aujourd'hui présent sur tous les continents, excepté l'Antarctique. Il vit généralement là où vivent les hommes et plus particulièrement dans les espaces urbains. C'est un animal nocturne, omnivore à tendance opportuniste, qui se nourrit notamment des déchets rejetés dans les égouts, d'où le nom de « rat d'égout ». Grégaire, le rat brun vit la plupart du temps en groupe.
Dans nos villes aujourd'hui, les rats d’égout contribuent à éliminer les déchets. S’ils n’étaient pas là, les canalisations d’eaux usées des grandes villes seraient en permanence bouchées. La population de rats parisiens dévore chaque jour 800 tonnes de déchets organiques, elle n’est donc pas nuisible sous cet angle mais apporte ainsi une aide écologique très importante.
Les préférences alimentaires du rat brun sont sensiblement les mêmes que celles des hommes, puisqu’il se nourrit principalement de viande, de fruits et de différentes céréales. La disponibilité de la nourriture influence ce qui est consommé par les rats.
Le rat brun est abondant dans les villes et dans les agglomérations rurales, les populations de rats se dispersent parfois en été dans les champs environnants, mais la plupart des individus reviennent s’abriter dans les bâtiments durant l’hiver. Il vit essentiellement dans des lieux humides pour lesquels il a une prédilection; il creuse des terriers et des galeries dans les sous-sols des bâtiments et aux abords des habitations, et fréquente les égouts. Le rat brun préfère rester près du sol car très mauvais grimpeur, il se hasarde rarement dans les étages, greniers ou autres combles.
Le rat noir (Rattus rattus), plus communément appelé rat des greniers ou rat des champs, n’est pas forcément noir : en effet, son pelage est plutôt noir à noisette avec le dessous du corps plus clair. Sa longueur est estimée à 15-20 cm (tête et corps). Sa longue queue, de 21 à 22cm, touche le sol contrairement au surmulot qui la tient toujours au-dessus du sol. C’est un animal nocturne et omnivore, ayant une préférence toute particulière pour les graines. Contrairement au surmulot, l’eau n’est pas son domaine de prédilection. Mais c’est un habile grimpeur. En liberté, le rat noir ne vit pas plus d’un an. Il nidifie en général sur le sol, sous des débris végétaux ou dans un buisson.
Les campagnols sont souvent confondus avec des rats :
Il existe plusieurs espèces de campagnol, le plus connu étant le campagnol terrestre (Arvicola terrestris), que l’on appelle aussi grand campagnol, rat taupier ou rate est d’assez forte taille. Il mesure environ 20 cm dont 7 cm seulement de queue et pèse entre 75 et 120 g. Il est caractérisé par un corps trapu, un museau obtus, des petits yeux noirs bien visibles, de grandes moustaches et des oreilles cachées dans le pelage brun foncé. Ce campagnol mène une vie strictement souterraine, ne sortant qu’exceptionnellement de ses galeries. On le retrouve dans les jardins, les vergers, les prairies et les friches, où il se nourrit des parties souterraines de certains végétaux tels que le pissenlit, le trèfle, plusieurs légumineuses...
La lutte contre les campagnols est principalement basée sur la présence de ces prédateurs naturels qui sont le renard, la belette, l’hermine et divers rapaces nocturnes et diurnes tels que les faucons, les chouettes,.... Le chat représente également un excellent prédateur. Il n’y a pas d’autres moyens de lutte contre les campagnols.
Lorsque vous avez identifié l’animal qui vous dérange, si c’est bien un rat, voici quelques conseils de lutte préventive.
- Priver l’animal de toutes sources alimentaires qui pourraient l’attirer. Pour cela, la nourriture doit être stockée hermétiquement et en hauteur, les déchets et ordures doivent être placés dans des conteneurs ou des sacs solides, et les points d’eau doivent être supprimés.
- Si vous avez un poulailler ne donnez pas trop de nourriture aux poules afin qu’en soirée quand les poules rentrent dormir, il ne reste plus rien qui puisse attirer les rats.
Ne donner aucune possibilité d’abris ou de passage à l’animal en éliminant tout les potentiels abris. Les portes et fenêtres doivent être surveillées, les trous bouchés, et les regards d’égout recouvert d’une grille. - Si vous avez un compost à l’air libre, placez le au fond de votre jardin le plus loin possible de votre habitation.
Si malgré tout les rats sont toujours présents, une campagne de dératisation est organisée chaque année au printemps par votre commune et du raticide est disponible à l’accueil de votre administration communale.
Lorsque le problème est résolu, n’oubliez pas les méthodes préventives qui évitent le retour des rats !!!